Créer un blog Présentation

Nom du blog :
humeurs
Description du blog :
CITATIONS LITTERATURE POESIE CINEMA ...EN UN MOT MES PASSIONS...
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
17.03.2006
Dernière mise à jour :
06.06.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· CHANSONS (10)
· CITATIONS (44)
· DIVERS (22)
· HEROS GRECS (11)
· LE FANTASTIQUE (1)
· LES FILMS que j'ai vus... (11)
· LEUR VIE... (10)
· mes films cultes! (36)
· MES LECTURES.... (10)
· MONSTRES MYTHOLOGIQUES (6)
· pensées pour moi même! (3)
· PHOTOS DE FAMILLE (18)
· PHOTOS DE MARILYN MONROE (25)
· POEME DE LILI (5)
· POESIE (49)
· souffrances animales (4)
· STARS DE CINEMA (14)
· TABLEAUX ARTISTES (15)
· TEXTES (19)

Navigation

Accueil
Livre d'or humeurs
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· LA TRAGEDIE GRECQUE...LE JUGEMENT DE PARIS
· LA BEAUTE D'AVA GARDNER
· BRIGITTE BARDOT
· LA TRAGEDIE GRECQUE...LES ATRIDES
· CHATIMENTS....L'EXPIATION. VICTOR HUGO
· HERCULE: les 12 travaux
· FAN CLUB MARILYN MONROE
· LA GOULUE
· VAN HELSING
· LIANE DE POUGY...SUPERBE COURTISANE

Statistiques



Recherche personnalisée

Derniers commentaires

poesie
02.10.2008
Bonne chance!
27.09.2008
Pourquoi
23.09.2008
j'ai toujours PENSER
12.09.2008
clique !
21.08.2008
APPEL EMEUTES 2012
14.08.2008
APPEL EMEUTES 2012
14.08.2008
J'ai adoré!
02.08.2008
Nathalie Barnay
15.07.2008
comment...
10.07.2008
bonjour
10.07.2008
vampire
06.07.2008
pas d'erreur...
25.06.2008
erreur il me semble
22.06.2008
sublime
19.06.2008
bsr
19.06.2008
Camargue
15.06.2008
à lire si vous aimez les vampires
08.06.2008
je veux voire les celebre courtisane du monde
06.06.2008
je veux voire les celebre courtisane du monde
06.06.2008
RSS

Autres blogs à visiter :

· pcsi2005
· noctemaeternus
· moonsun
· sophiepetoncule09
· missnirvana
· gloomyprophecy
· quebecoiseenafrique
· bijouxenperles
· taradhrim
· feeperverse



CHATIMENTS....L'EXPIATION. VICTOR HUGO

CHATIMENTS....L'EXPIATION. VICTOR HUGO

Posté le 23.01.2007 par humeurs
I
Il neigeait. On était vaincu par sa conquête.
Pour la première fois l'aigle baissait la tête.
Sombres jours ! l'empereur revenait lentement,
Laissant derrière lui brûler Moscou fumant.
Il neigeait. L'âpre hiver fondait en avalanche.
Après la plaine blanche une autre plaine blanche.
On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau.
Hier la grande armée, et maintenant troupeau.
On ne distinguait plus les ailes ni le centre.
Il neigeait. Les blessés s'abritaient dans le ventre
Des chevaux morts ; au seuil des bivouacs désolés
On voyait des clairons à leur poste gelés,
Restés debout, en selle et muets, blancs de givre,
Collant leur bouche en pierre aux trompettes de cuivre.
Boulets, mitraille, obus, mêlés aux flocons blancs,
Pleuvaient ; les grenadiers, surpris d'être tremblants,
Marchaient, pensifs, la glace à leur moustache grise.
Il neigeait, il neigeait toujours ! La froide bise
Sifflait ; sur le verglas, dans des lieux inconnus,
On n'avait pas de pain et l'on allait pieds nus.
Ce n'étaient plus des cœurs vivants, des gens de guerre,
C'était un rêve errant dans la brume, un mystère,
Une procession d'ombres sur le ciel noir.
La solitude, vaste, épouvantable à voir,
Partout apparaissait, muette vengeresse.
Le ciel faisait sans bruit avec la neige épaisse
Pour cette immense armée un immense linceul ;
Et, chacun se sentant mourir, on était seul.
- Sortira-t-on jamais de ce funeste empire ?
Deux ennemis ! Le czar, le nord. Le nord est pire.
On jetait les canons pour brûler les affûts.
Qui se couchait, mourait. Groupe morne et confus,
Ils fuyaient ; le désert dévorait le cortège.
On pouvait, à des plis qui soulevaient la neige,
Voir que des régiments s'étaient endormis là.
O chûtes d'Annibal ! lendemains d'Attila !
Fuyards, blessés, mourants, caissons, brancards, civières,
On s'écrasait aux ponts pour passer les rivières,
On s'endormait dix mille, on se réveillait cent.
Ney, que suivait naguère une armée, à présent
S'évadait, disputant sa montre à trois cosaques.
Toutes les nuits, qui-vive ! alerte ! assauts ! attaques !
Ces fantômes prenaient leur fusil, et sur eux
Ils voyaient se ruer, effrayants, ténébreux,
Avec des cris pareils aux voix des vautours chauves,
D'horribles escadrons, tourbillons d'hommes fauves.
Toute une armée ainsi dans la nuit se perdait.
L'empereur était là, debout, qui regardait.
Il était comme un arbre en proie à la cognée.
Sur ce géant, grandeur jusqu'alors épargnée,
Le malheur, bûcheron sinistre, était monté ;
Et lui, chêne vivant, par la hache insulté,
Tressaillant sous le spectre aux lugubres revanches,
Il regardait tomber autour de lui ses branches.
Chefs, soldats, tous mouraient. Chacun avait son tour.
Tandis qu'environnant sa tente avec amour,
Voyant son ombre aller et venir sur la toile,
Ceux qui restaient, croyant toujours à son étoile,
Accusaient le destin de lèse-majesté,
Lui se sentit soudain dans l'âme épouvanté.
Stupéfait du désastre et ne sachant que croire,
L'empereur se tourna vers Dieu ; l'homme de gloire
Trembla ; Napoléon comprit qu'il expiait
Quelque chose peut-être, et, livide, inquiet,
Devant ses légions sur la neige semées:
- Est-ce le châtiment, dit-il, Dieu des armées ? -
Alors il s'entendit appeler par son nom
Et quelqu'un qui parlait dans l'ombre lui dit : Non.





--


:: Poster un commentaire

Votre nom : *
Votre adresse email : *
Titre du commentaire : *
Votre commentaire : *
Votre centerblog : http://.centerblog.net

Code de validation

CAPTCHA Image

Pour valider votre commentaire, vous devez recopier ci-dessous le chiffre que vous lisez sur l'image à gauche :

 

Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus