pensees pour moi meme
Posté le 24.09.2006 par humeurs

Aller d’un sentiment à un autre sans même un battement de cil…je pense très fort à toi héros de mon sombre imaginaire…j’ai l’impression terrible que je vais te perdre. Le sentiment du créateur face à sa création qui dégénère lorsqu ‘elle approche trop la perfection. J’ai une drôle d’impression lorsque je pense à toi qui liras peut-être mes quelques lignes. Et si j’avais envie que tu meures… as-tu pensé que cela me serait tout à fait possible ? N’as-tu jamais eu peur de moi dans le noir de certaines de nos nuits ? Que se passerait-il si je devenais ton assassin, ce dont peut-être tu as toujours rêvé- toi qui ne recherches que la mort absolue, celle qui s’écrit avec une majuscule, celle dont parlent les vrais écrivains et que les imbéciles ne craignent pas. La Mort rêvée, c'est-à-dire préméditée. Choisir le jour, l’heure et l’endroit afin de se persuader que nous sommes les véritables maîtres du destin et que dieu n’y est pour rien. Lorsque l’on aime purement, simplement et pour de bon, n’arrivons-nous pas à un tel état de symbiose que l’on peut presque « ressentir » à la place de l’être aimé ? Il me semble bien que deux êtres sont faits pour se compléter mais aussi pour s’entraider et que la machine doit fonctionner dans les deux sens sous peine d’explosion finale.
Un écrivain a dit qu’à travers l’autre c’était toujours soi qu’on aimait. L’amour est peut-être un défi. Le défi de soi. Tous les hommes sont les mêmes, hommes ou femmes d’ailleurs : ils veulent trouver la moitié dont ils ont tant besoin pour exister, mais à la condition de rester libre. Or liberté et amour sont antithétiques, la liberté ne peut-être qu’individuelle ou alors elle n’est que factice.
Je pense souvent à toi, à moi, à nous, lorsque la lumière baisse au dehors ; la nuit est ton jour, tu prends vie et forme dans les ténèbres. Toi si beau et si fier, toi plus fort que le vent et que les éléments…
Depuis quelques jours je suis en immersion dans une sorte de rêve : j’ai l’impression de tout rêver : les gens, la ville, les situations…mon esprit semble se détacher de moi…je me sens évaporée, complètement éthérée…d’autres fantômes, d’autres vies là bas de l’autre côté du vide.
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Posté le 24.09.2006 par humeurs

Comment mourir ? Je te vois…tu m’écrirais qu’un matin en te réveillant, comme ça d’un seul coup tu aurais décidé de mourir. L’air d’une chanson dont tu ne parviens pas à retrouver le titre te trotte dans la tête. Tout en fredonnant, tu décides ta mort pour le lendemain, un dimanche en hommage à tous les paresseux, comme toi. Tu te lèves avant l’aurore, tu as remarqué à un endroit précis de la forêt, sur les bords de la rivière, un arbre qui se reflète sur les ondes lorsque le soleil se lève. Cela à quelque chose de wagnérien et en plus cela te rappelle une toile de Friedrich. Tu fredonnes toujours cette chanson dont tu ne te souviens pas du titre…arrivé à l’arbre en question, tu soupires, tu as tâché l’une des manches de ton éclatante chemise blanche, ta préférée, celle que tu ne revêts que lors des plus grandes occasions. Et là, quelle occasion ! Agacé, tu lances la corde autour d’une des branches et c’est au moment oû tu fais glisser le nœud coulissant autour de ton cou que tu entends comme une rumeur dans la vallée- tu te concentres : c’est une cloche d’église qui résonne au lointain. Cela te donne brutalement la vision subite de ta face, déjà pâle de nature, qui dans quelques heures sera soumise à l’agression des rayons solaires. Tu auras sûrement une mine affreuse, pire les gens qui trouveront ton corps seront peut-être effrayés. Tu descends de ton rondin en bois, dimanche est le jour du seigneur, ce n’est pas un jour pour mourir ; et puis quelle faute de goût que le suicide, c’est accorder trop d’importance à la vie. Soulagé, tu enlèves rapidement la corde de la branche et tu contemples avec un léger sourire les flots qui commencent à s’agiter, le nom de la chanson te revient, c’est « une île » de Jacques Brel.
Puis-je me tromper ????
Posté le 21.02.2007 par humeurs

Tant de temps a passé, toutes ces heures, ces jours, ces semaines, ces mois à la ponctualité insupportable et insolente. L’angoisse ne doit jamais être la plus forte et pourtant elle s’immisce chaque instant à pas feutrés dans chaque parcelle de notre corps et ronge subtilement et la moelle et les os.
Il faut lutter sans cesse pour l’empêcher de pénétrer notre âme et ne jamais s’avouer vaincu. Comme il serait plus simple pourtant de se laisser aller au doux abandon de l’inaction. Se fermer définitivement à toutes tentatives d’émotion. Car quand il y a émotion, il y a angoisse et c’est bien là tout notre drame ! Nous ne pouvons guère lutter, tout empreint que nous sommes de vulnérabilité et de mortalité. Nous nous agitons donc quelques temps, courant ici et là, feignant l’affairement qui nous préserve artificiellement de l’issue fatale. La faiblesse a pourtant quelques excuses car elle est le fondement même de l’humain. L’homme est déceptions et faiblesses mais il est aussi grandeur et héroïsme. Mais comment devenir un géant quand on né chargé de fragilité et que l’on n’est qu’un ramassis de remords et de regrets face à la fosse ?
Ce
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